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MERCREDI 1er Février, 20h, Auditorium du Lycée V.Hugo de Carpentras

BUT WHAT ABOUT THE NOISE OF...JOHN CAGE !?

Avec :

Traversant presque tout le XXè siècle, John Cage (1912-1992), compositeur mais aussi poète, écrivain et artiste plasticien aura été l’un des artistes qui auront le plus contribué à bouleverser les notions d’artiste et d’œuvre artistique. Elève très doué en musique, il s’emploiera très tôt à questionner les fondamentaux de la musique : le temps et le son. Fortement inspiré par les philosophies d’extrême-orient et en particulier par le bouddhisme zen enseigné à l’époque par D.T. Suzuki à la Columbia University de New York, il agira tout au long de sa vie à libérer les sons, c’est-à-dire à les considérer comme des éléments à entendre dans leur spécificité et non plus dans la logique d’une hiérarchie. Chaque son est un centre en soi. Pour y parvenir, John Cage utilisera plusieurs méthodes compositionnelles dont le recours à l’aléatoire selon la méthode du I-Ching (tirages par retranchement). Ces tirages et les structures ainsi établies sont pourtant d’une grande rigueur puisque chacun des éléments constitutifs de la pièce (durée globale, nombre d’instruments, hauteurs, dynamiques, durées des sons, rythmique, etc.) provient d’une multitude de tirages dans un patient processus d’où pourtant les inclinations vers tel ou tel résultat sont évitées. De cette méthode naîtra une multitude de pièces d’une variété exceptionnelle que le compositeur découvre au moment de l’exécution car tous les processus mis en jeu déterminent rarement un résultat totalement prévisible et que pour John Cage il n’y a aucun intérêt à écouter une musique qui aura déjà été entendue intérieurement. Comme le jeu du Go dont les règles sont fort simples mais dont le déroulement des parties peut atteindre des sommets de complexité, les processus ainsi développés peuvent s’avérer fort difficiles à mettre en œuvre par les interprètes d’autant que le compositeur aime à laisser à celui-ci une marge de doute qu’une très longue connivence avec l’œuvre pourra permettre de lever. John Cage écrira ainsi pour toutes sortes d’instruments sans hiérarchie entre ceux provenant de la tradition occidentale et des éléments rapportés comme par exemple des boîtes de conserve (cf Third Construction, Imaginary Landscape #2, etc.), des sirènes comme chez Varèse ou toute source de sons provenant de l’électricité et de l’électronique. Il inventa plusieurs techniques instrumentales comme le piano préparé ou le water gong et est à l’origine en 1939 de la toute première pièce pour instruments acoustiques associés à de l’électronique jouée en direct (Imaginary Landscape #1) On dit souvent de lui qu’il est plus un inventeur qu’un compositeur. Pourtant, il utilisera rigoureusement ses méthodes compositionnelles pour les besoins de toute son œuvre y compris ses œuvres plastiques et ses installations, ses musiques pour les ballets de Merce Cunningham, ses happenings, ses mésostiches (poèmes à lire aussi bien de manière horizontale que verticale) et même pour répondre à des interviews ! De nature heureuse (a sunny disposition), son œuvre est une invitation constante à l’écoute et à la redécouverte du sonore. (Lê Quan Ninh)

Concert en partenariat avec le Lycée Victor Hugo, la section d’Histoire des arts et la Région Paca.

programme : Suite for Toy Piano (1948) de John Cage Sculptures Musicales (1989) de John Cage 4’33" (1952) de John Cage The Wonderfull Widow of eighteen springs de John Cage Three^2 (1991) de John Cage c composed improvisation for snare drum alone (1990) de John Cage But what about the noise of crumpling paper which he used to do in order to paint the series of "Papiers froisses" or tearing up paper to make "Papiers dechires ?" Arp was stimulated by water (sea, lake, and flowing waters like rivers), forests (1985) de John Cage


SITE EN TRAVAUX PERMANENT...

Mais un jour ça s’arrêtera, on aura un très beau site avec tout ce qu’il faut et puis quelqu’un qui s’en occupera, plusieurs salariés qui œuvreront de concert pour la diffusion et la création culturelle en milieu rural, une véritable politique culturelle avec des moyens concrets, un lieu de partage et de rencontre autour des arts...Et la culture prendra enfin la place qui lui incombe, avec l’éducation, en première ligne de tous les projets de société, hors des notions de rentabilité et d’économie libérale. La culture pour chacun, oui oui, on est bien d’accord mais alors tous ensemble et avec une véritable prétention à faire grandir l’humanité, de l’ambition, des idées, du loufoque, de l’éclectisme, de l’avant-garde !